Présentation

We Free est soutenu par l’UNESCO

 

 

Yves Marchand et Romain Meffre, photographes

« Nous sommes heureux et très honorés d’avoir été choisis comme parrains de ce super projet. L’initiative géniale, collective et atypique mais finalement si naturelle qu’est We Free. En espérant que ces notes de création et d’improvisation puissent se mêler aux échos de la grande histoire musicale de Détroit. Et pourquoi pas, soyons optimistes, réveiller, le temps d’une soirée, une de ces ruines emblématiques : la Vanity Ballroom ! »

Projet

 

WE FREE est un projet de rencontres musicales internationales et populaires autour de concerts de musiques improvisées.

Studio Ferber, première expérience We Free (février 2016)
Studio Ferber, première expérience We Free (février 2016)

Je suis Alexandre Saada, pianiste. Je vais partir dans différents pays à la découverte de l’humanité dans toute sa richesse afin de partager des moments de musique uniques avec une tribus de Pygmées Bakas, des musiciens exilés en France et en Israël, des musiciens Innus, des jazzmen et DJs de Detroit, des musiciens Serbes et Bosniaques.

Je partirai avec un photographe et un réalisateur afin de filmer les concerts et les moments de vie que nous partagerons.

WE est l’humanité dans son ensemble, que nous soyons, femme, homme, blanc, noir, hétéro, gay, croyant, athée…

FREE parle à la fois de la liberté à laquelle chaque individu sur terre est censé avoir droit et fait aussi référence au Free Jazz qui représente la liberté d’expression dans ce qu’elle a de plus poussé et instinctif.
Se permettre de jouer absolument tout ce qui nous passe par la tête, traduire par la musique toutes les émotions qui peuvent nous traverser en restant toujours à l’écoute de notre environnement, des musiciens qui jouent avec nous et expriment eux aussi leurs émotions.

 

WE FREE c’est être libre avec les autres, être attentif les uns aux autres et s’appuyer sur la liberté de chacun pour déployer la sienne.

 

La musique est un langage universel. Nous sommes des êtres de langage, les fréquences sonores et leur vibration parlent aussi bien à notre corps qu’à notre esprit. Comme les prières qui permettent à de nombreux individus de « vibrer » ensemble, les vibrations provoquées par la musique sont vectrices d’apaisement physique et spirituel pour les êtres sensibles que nous sommes.

Après la rencontre…

UN ALBUM (label Promise Land, distribution physique et digitale Socadisc, Believe Music)
Nous aurons avec nous tout le système nécessaire pour enregistrer chaque rencontre musicale. A l’issue de ces voyages, nous réaliserons avec l’aide de l’ingénieur du son, un important travail de tri, d’écoute et de repérages des morceaux les plus emblématiques de tous ces voyages dans le but de réaliser un album qui sera distribué physiquement et numériquement. Nous réaliserons un premier tirage de 1000 exemplaires CD et de 300 vinyles.
Comme il est très probable qu’un seul album ne suffise pas à contenir toute la musique que nous ramènerons, nous prévoyons également une sortie numérique de l’intégralité des concerts.
UN LIVRE PHOTO
Le photographe Bertrand Perrin, avec qui j’ai déjà collaboré sur la version parisienne de WE FREE nous accompagnera tout au long de cette aventure et réalisera de nombreux clichés sur place en pellicule 35mm et en moyen-format (portraits des musiciens et des peuples rencontrés, des paysages traversés). Nous organiserons par la suite une exposition photo.
UN DOCUMENTAIRE
L’aspect cinématographique de ce projet me paraît évident et même primordial. Il s’agit non seulement de capter toute l’émotion des rencontres que nous allons vivre ainsi que la beauté des paysages que nous allons traverser, mais aussi de faire un état des lieux de quelques facettes méconnues du monde auquel nous appartenons.
Je travaille en étroite collaboration avec le scénariste Nicolas Silhol (scénariste et réalisateur (Corporate, 2018), (L’Amour Propre, 2010).
Je souhaite à la fois que le spectateur découvre comme nous les univers auxquels nous allons être confrontés et se sente, par le jeu de plans rapprochés et d’images soignées, au plus proche des différents acteurs et musiciens de ce film. J’admire énormément le travaille très sobre et très humble de Raymond Depardon, cependant, en amoureux de l’argentique, je souhaite me rapprocher davantage du cinéma de John Cassavetes en termes d’esthétique visuelle.

Génèse

Génèse

J’avais le projet depuis longtemps de réunir des musiciens d’horizons différents pour une séance de studio exceptionnelle. Pas de partition, pas de leader, pas de consigne à part la liberté totale de s’exprimer ensemble.

Les attentats du Bataclan (à Paris, en novembre 2015) ont été comme un électrochoc pour moi. La nécessité d’aller au bout de ce projet s’est très vite faite sentir.

Je suis musicien, pas spécialement engagé en politique, mais je voulais réagir avec mes codes. J’ai contacté dès le lendemain 30 musiciens venant de différentes parties du monde (Japon, Serbie, Malawi, Etats-Unis, France, Arménie, Algérie, Canada, Brésil) et vivant tous à Paris, pour une soirée au studio Ferber. Je leur ai proposé, sans que personne ne sache qui serait présent, de passer une nuit ensemble et d’improviser. Tout le monde a accepté. Nous nous sommes retrouvés un soir de février 2016 et avons partagé un magnifique moment de fraternité, portés par ce qui venait de se produire et notre envie irrépressible d’exprimer notre liberté et notre envie de vivre dans la joie et la paix. Nous voulions faire face à la violence, à l’ignorance et à la peur, avec nos moyens à nous. De ces 5 heures d’improvisations ininterrompues est né un album, témoignage direct d’une rencontre humaine et musicale d’une rare intensité.

A la suite du laboratoire que fut cette soirée, j’ai organisé un concert au Café de la Danse pour fêter la sortie de l’album.
Quelques mois plus tard, en octobre 2018, j’entamais une collaboration avec l’association Exilophone. Nous avons invité des musiciens exilés (Syrie, Afghanistan, Soudan, Iran, Egypte, Colombie…) pour un concert sous le dôme éphémère du Good Chance Theatre qui avait prit ses quartiers devant le Musée de l’Histoire de l’Immigration à l’occasion de l’exposition Persona Grata.

Un autre concert a eu lieu en février 2019 dans le mythique squat d’artistes du 59 Rivoli à Paris (en formation plus réduite).

Les auditeurs jouent entièrement le jeu de nous écouter avancer patiemment et construire la musique devant eux, comme on verrait un sculpteur faire émerger un corps d’un bloc de pierre.

L’envie de partager cette expérience à l’étranger s’est très vite faite sentir. C’était de ça dont il était question à l’origine. Provoquer une rencontre inattendue pour mettre à plat nos conceptions de la liberté, pour confronter nos moyens d’expression et pousser nos idées dans leurs retranchements. Interroger le fonctionnement de notre monde, un grand navire qui parfois prend l’eau, et essayer de ne pas oublier que nous partageons tous le même destin.

Intentions

La seule ambition de ce projet est d’essayer de créer des moments d’espoirs, d’amour, de tolérance et de paix. C’est encore bien peu pour contrebalancer ce que tant de personnes vivent au quotidien mais comme on dit, j’essaye de faire ma part et que celle-ci soit juste.

L’improvisation

Si la musique est le terrain d’expression de toutes les émotions, l’improvisation pousse un cran plus loin. Contrairement à un dialogue où la parole peut être mal interprétée, la musique permet à tous de s’exprimer ensemble. Les émotions comme la joie, l’amour mais aussi la colère, la peur ou l’indignation, peuvent cohabiter sans que personne ne se sente heurté. Tout le monde s’écoute, s’appuie sur le discours de l’autre pour construire et enrichir le sien. La musique devient alors un langage bien plus subtil que la parole.

Le style musical

Mon langage de prédilection est le jazz. C’est la musique dans laquelle l’improvisation tient la plus grande place. Dans le jazz nous avons l’habitude de collaborer avec de nombreux musiciens, souvent pour la première fois, et de nous adapter rapidement.

A travers ces rencontres, des musiciens ayant des parcours de vie, des expériences et peut-être des idées opposées, vont partager un moment de dialogue profond dans lequel chacun pourra exprimer tout ce qui l’anime. L’ayant vécu de nombreuses fois lors de précédents concerts, je sais combien de tels moments peuvent profondément transformer non seulement les musiciens mais aussi tous les membres du public qui assistent à ces rencontres.

Destinations

Destinations

Les musiques du monde sont toutes d’une incroyable richesse. Les styles comme les instruments et les talents sont innombrables. Nous avons tellement à apprendre les uns des autres.

 

FRANCE, Paris

La France a toujours été une terre d’accueil. Les vagues d’immigration se sont succédées et ont modelé le visage de ce magnifique pays. Je suis né en France mais suis moi-même issu de l’une de ces vagues d’immigration. Aujourd’hui, de nombreuses personnes viennent trouver refuge en France pour fuir la guerre ou d’autres crises. Plusieurs associations œuvrent à adoucir ou aider l’intégration de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants. Parmi ces associations, « Exilophone » propose de créer des évènements culturels avec ces exilés. Les membres de cette association très active ont organisé des évènements notamment en Libye, à Kinshasa et en Grèce. La première étape de We Free s’est déroulée à Paris. Musiciens d’Afghanistan, de Syrie, de Colombie, de France, d’Iran, du Pérou et du Brésil, se sont rencontrés pour la première fois afin de partager un moment unique d’improvisation.

La rencontre s’est faite en octobre 2018 sous le dôme éphémère du  « Good Chance Theatre » (invité par le Musée de l’Histoire de l’Immigration à l’occasion de l’évènement Persona Grata). Le Good Chance Theatre a été crée par deux Anglais au cœur de la jungle de Calais afin d’y organiser des rencontres culturelles avec et pour les réfugiés.

 

CONGO, Sembé

Les tribus Bakas (Pygmées) ont une culture musicale ancestrale. Chants polyphoniques, utilisation d’instruments transmis de génération en génération, les Bakas essayent de protéger leur culture ainsi que leur mode de vie étroitement liés à la forêt. Ils en sont les gardiens et veillent à préserver l’équilibre de cet écosystème.

L’association « Survival International » oeuvre à préserver la vie des peuples autochtones à travers le monde. Grâce à eux, nous sommes en contact avec des musiciens Bakas du nord du Congo fin avril 2019 et allons y faire une rencontre musicale. Nous gagnerons ensuite le sud du pays pour un concert de musique improvisée avec des musiciens Congolais et les danseurs de la Compagnie Cap Congo sur la scène de l’auditorium de l’Institut Français de Brazzaville.

 

ISRAËL, Tel Aviv

L’association « Exilophone » organise en juin 2019 le « Spring Artistic Day », en association avec l’école Bialik Rogozin. Nous participerons à cette journée qui sera consacrée aux rencontres culturelles entre réfugiés venant du Congo, du Soudan, d’Ethiopie, d’Erythrée. La journée sera cloturée par un concert d’improvisation avec les musiciens provenant de tous ces pays.

 

ETATS-UNIS, Detroit

Vanity Ballroom
Vanity Ballroom

Nous sommes invités à participer le 29 juin 2019 au festival de jazz organisé par Jefferson East Inc. à Detroit (Michigan). Ce festival aura lieu devant la « Vanity Ballroom », lieu mythique du jazz des années 30, aujourd’hui en ruine comme tant d’autres bâtiments de la ville.
Joshua Elling, PDG de Jefferson East Inc. s’occupe de la réhabilitation du quartier de la Vanity Ballroom qui est aujourd’hui une zone ghetto. Ils organisent ce festival afin de redonner vie à ce quartier.

A Detroit, nous retrouverons également Martha Reeves, la légendaire « Martha and the Vandellas » du label Motown, chanteuse que j’ai la chance d’accompagner depuis une dizaine d’années sur les routes d’Europe.

Vanity Ballroom
Vanity Ballroom

 

BOSNIE, Eco Zone de Zelenkovac

Nous sommes invités à participer au Jazz Festival de Zelenkovac en Bosnie Herzégovine le 28 juillet 2019. Nous partirons en voiture de Paris pour rejoindre Sarajevo ou nous retrouverons des musiciens Serbes et Bosniaques.

 

CANADA, Maniutenam

C’est en août 2019 que nous achèverons ce périple en participant au Festival  Innu Nikamu à Maniutenam, quelques 1000km au nord de Montréal. Nous retrouverons là-bas la poétesse Joséphine Bacon qui partagera avec nous son amour pour la langue Innu. Nous rencontrerons les « natifs » de ce grand territoire et partagerons ensemble un moment unique avec des musiciens appartenant à toutes les nations Innu.

Josephine Bacon
Josephine Bacon

 

Bio

 

 

Alexandre Saada

Alexandre Saada est pianiste, compositeur et improvisateur. Il commence la musique à 4 ans et suit une formation classique au Conservatoire. Adolescent il se tourne vers le rock, la pop et enfin le jazz qui va devenir son langage de prédilection.
Originaire du sud de la France, Alexandre s’installe à Paris à 20 ans et va multiplier les collaborations. Il joue avec de nombreux artistes comme Malia, Martha Reeves and The Vandellas (dont il devient le pianiste européen en 2010), Madeleine et Salomon, Melissa Bon, Les Albert…

Pendant plusieurs années, il poursuit son travail de pianiste classique et d’improvisateur avec le pianiste et compositeur contemporain Carlos Roqué-Alsina.

Alexandre Saada va ainsi se produire à travers le monde dans de prestigieux clubs et festivals. (Paris, Berlin, Londres, New-York, Shangai, Vancouver, Pekin, Chicago, Sao Paolo, Istanbul, Séoul)

Parallèlement, le pianiste compose des musiques de films : Corporate (2017), Femmes au Bagne (2018), Les Eléphants (2013), L’Amour Propre (2010).

Alexandre Saada a enregistré une vingtaine d’albums, dont 7 en tant que leader et 3 en solo. Il crée le projet We Free en 2015 réunissant 30 musiciens pour une séance d’improvisation exceptionnelle au Studio Ferber.

Alexandre Saada travaille aujourd’hui à la réalisation d’un nouvel album de chansons.

Alexandre Saada
Alexandre Saada. Photo : Gerhard Richter

Les partenaires

Les partenaires

    

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